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Soude caustique pour savons en perles d’une pureté maximale, aussi appelée hydroxyde de sodium ou NaOH, est l’alcali qui saponifie les huiles et les graisses pour fabriquer du savon artisanal à froid. Elle se présente en perles blanches translucides et inodores et se dissout entièrement dans l’eau. C’est un produit corrosif : il se manipule avec des gants, des lunettes et un masque, et jamais à portée des enfants.
- Substance : hydroxyde de sodium anhydre (NaOH)
- Format : perles · bidon de 1 kg
- CAS : 1310-73-2 · CE : 215-185-5
- Danger : H314 brûlures graves · H290 corrosif pour les métaux
Qu’est-ce que la soude caustique et à quoi sert-elle
La soude caustique est le nom courant de l’hydroxyde de sodium, une substance inorganique mono-constituant qui se présente en perles blanches translucides, sans odeur. C’est l’alcali fort avec lequel on fabrique le savon artisanal : mélangée à une graisse ou à une huile, elle déclenche la saponification, la réaction qui transforme cette graisse en savon et en glycérine.
À ne pas confondre avec la potasse caustique : la soude (hydroxyde de sodium) donne des savons durs, en pain, tandis que la potasse (hydroxyde de potassium) donne des savons mous et liquides. Si vous préférez ne pas manipuler de perles, il existe aussi la soude caustique liquide à 30 %, déjà dissoute et prête à l’emploi.
Caractéristiques techniques
- Dénomination : hydroxyde de sodium anhydre · substance inorganique mono-constituant
- Formule : NaOH
- Richesse : hydroxyde de sodium ≥ 99 % · qualité technique en perles A-SUP
- N° CAS : 1310-73-2 · N° CE : 215-185-5 · N° Index (Annexe VI) : 011-002-00-6
- Aspect : solide en perles, blanches translucides
- Odeur : inodore
- pH : 14
- Point de fusion : 323 ºC · Point d’ébullition : 1388 ºC
- Densité relative (20 ºC) : 2,13 g/cm³
- Solubilité dans l’eau (25 ºC) : totale
- Format : bidon de 1 kg, homologué pour un usage domestique et la vente au grand public
- Péremption : 5 ans à compter de la date de conditionnement
Richesse et pureté de la soude
Nous travaillons avec de la soude caustique en perles de qualité technique A-SUP et une richesse minimale garantie de 99 % d’hydroxyde de sodium : c’est la même soude qu’en savonnerie professionnelle, et la fiche technique que vous pouvez télécharger plus bas l’atteste. Ce qui reste sous ce 1 % est du carbonate et du chlorure de sodium issus du procédé de fabrication lui-même.
Aucune soude caustique du marché n’est de l’hydroxyde de sodium à 100 %, et c’est pourquoi la richesse s’exprime toujours comme un minimum garanti et non comme un chiffre exact. Pour vos recettes, cela ne change rien : la soude se calcule à 100 %, comme le font les calculateurs de saponification, et cette différence inférieure à 1 % est largement absorbée par le surgraissage. Ce qu’il ne faut pas faire, c’est ajouter de la soude en plus pour « compenser » la pureté, car le savon se retrouve alors avec de l’alcali libre. Dans le doute, toujours moins de soude et jamais plus : un savon qui manque de soude reste mou et gras, mais il ne blesse pas.
Mode d’emploi
Pour fabriquer du savon
La proportion indiquée sur le bidon —0,5 kg de soude pour 3 litres d’huile ou de graisse et 3 litres d’eau— est celle du savon de lessive traditionnel, et elle est pensée pour les graisses dures type coco. Il vaut mieux le savoir, car toutes les huiles ne demandent pas la même quantité de soude, et c’est là que viennent les mauvaises surprises.
En gros : l’huile de coco est de celles qui demandent le plus de soude, et avec elle cette proportion du bidon tombe assez juste. En revanche l’huile d’olive, l’huile de tournesol et l’huile usagée ou recyclée en demandent nettement moins, environ un quart de moins que le coco. Si vous reprenez la proportion du bidon telle quelle avec de l’huile d’olive ou de l’huile recyclée, vous êtes long en soude —de l’ordre d’un tiers de trop— et le savon sort très alcalin : parfait pour récurer et pour la lessive, mais ce n’est pas un savon pour la peau. Les beurres, comme le karité ou le cacao, et l’huile de ricin se situent eux aussi dans le bas de la fourchette.
N’en faites pas une règle fixe : la quantité exacte dépend des huiles précises de votre recette et du surgraissage que vous souhaitez laisser, c’est-à-dire l’huile qui n’est pas saponifiée pour que le savon ne dessèche pas —en général entre 5 et 8 %—. Le plus pratique est de partir d’une recette déjà calculée ou d’un calculateur de saponification. Et pour l’eau, bien moins que ce qu’indique le bidon : en savon de toilette on utilise plutôt deux à trois fois le poids de la soude.
La marche à suivre est toujours la même :
- Dissolvez la soude dans l’eau, jamais l’inverse : les perles se versent sur l’eau, peu à peu et en remuant. Le mélange chauffe tout seul et dégage des vapeurs, opérez donc dans un endroit ventilé.
- Laissez la solution redescendre en température avant de la réunir à la graisse.
- Mélangez la soude dissoute à l’huile ou à la graisse et remuez énergiquement jusqu’à épaississement.
- Versez dans le moule, laissez durcir et démoulez.
- Coupez les pains et laissez-les curer quatre à six semaines dans un endroit sec et ventilé avant de les utiliser.
Chaque recette a sa quantité exacte de soude selon les huiles employées : mieux vaut partir d’une formule déjà calculée. Vous trouverez tout le nécessaire dans nos matériaux pour fabriquer du savon à l’huile et, pour débuter, le kit de démarrage savons à l’huile réunit déjà l’essentiel.
Conservation
La soude caustique est très hygroscopique : elle absorbe l’humidité et le CO₂ de l’air, s’agglomère et perd peu à peu de sa force, car le CO₂ la transforme progressivement en carbonate de sodium, qui ne saponifie pas. Si, à l’ouverture, les perles sont agglomérées ou forment un bloc, cette soude a perdu de sa force et ne devrait plus servir à faire du savon. Conservez le bidon parfaitement fermé, dans un endroit sec, frais et ventilé, à l’écart des acides et des métaux comme l’aluminium, l’étain ou le zinc. Vérifiez le résultat de vos savons avec des bandelettes pour mesurer le pH et retrouvez le reste de la gamme dans les alcalis pour la saponification.
Autres utilisations de la soude caustique
Faire du savon est son usage principal, mais pas le seul : l’étiquette du bidon mentionne deux autres usages domestiques, et ce sont eux que l’on cherche le plus souvent en s’interrogeant sur l’utilisation de la soude caustique. Déboucher et décaper. Dans les deux cas, elle se manipule avec les mêmes précautions qu’en savonnerie : gants, lunettes et endroit ventilé.
Déboucher une canalisation à la soude caustique
La soude caustique pour canalisation agit parce qu’elle dissout la graisse, les cheveux et les résidus organiques qui bouchent le siphon. Pour déboucher un évier ou un lavabo, versez une cuillère à soupe dans l’évacuation, ajoutez ensuite un verre d’eau chaude, laissez reposer 30 minutes et rincez abondamment.
Si le bouchon persiste, l’opération peut être répétée, mais uniquement lorsqu’il ne reste plus aucune trace du produit précédent : ne versez jamais de soude sur une évacuation qui contient encore un autre déboucheur, car ils peuvent réagir entre eux. Et ne surdosez pas — en excès, elle finit par compacter le bouchon au lieu de le dissoudre.
Un avertissement à ne pas négliger : la soude est corrosive pour l’aluminium, l’étain et le zinc. Si votre installation est faite de l’un de ces métaux, ne l’utilisez pas.
Décaper la peinture et le bois
Comme décapant, elle retire la peinture des surfaces qui supportent l’alcali. Pour l’employer en décapant bois, préparez une pâte avec de la soude et de l’eau, appliquez-la à chaud au pinceau sur la zone à traiter et attendez que la couche ramollisse pour la retirer en grattant. Il faut ensuite neutraliser et rincer le bois à fond avant de le retraiter ou de le vernir.
Sachez que la soude caustique sur le bois fonce les essences riches en tanins, comme le chêne ou le châtaignier, et qu’elle relève la fibre. Faites toujours un essai sur une zone peu visible. Sur l’aluminium, les plastiques fragiles et les surfaces peintes que vous souhaitez conserver, ne l’utilisez pas.
Sécurité et classification
Produit classé conformément au règlement (CE) n° 1272/2008 (CLP). Pictogramme SGH05. Mention d’avertissement : DANGER.
- H314 Provoque des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves.
- H290 Peut être corrosif pour les métaux.
Conseils de prudence :
- P260 Ne pas respirer les poussières, fumées, gaz, brouillards, vapeurs ou aérosols.
- P264 Se laver soigneusement après manipulation.
- P280 Porter des gants, des vêtements et des lunettes ou un masque de protection.
- P301+P330+P331 EN CAS D’INGESTION : rincer la bouche. NE PAS faire vomir.
- P303+P361+P353 EN CAS DE CONTACT AVEC LA PEAU (ou les cheveux) : enlever immédiatement tous les vêtements contaminés. Rincer la peau à l’eau ou se doucher.
- P305+P351+P338 EN CAS DE CONTACT AVEC LES YEUX : rincer avec précaution à l’eau pendant plusieurs minutes. Enlever les lentilles de contact si la victime en porte et si elles peuvent être facilement enlevées. Continuer à rincer.
- P310 Appeler immédiatement un CENTRE ANTIPOISON ou un médecin.
- P501 Éliminer le contenu et le récipient au point de collecte sélective de votre commune.
Par ailleurs, la dissolution dans l’eau et le contact avec des acides forts sont des réactions très exothermiques, et au contact de l’aluminium, de l’étain et du zinc elle dégage de l’hydrogène, un gaz inflammable. Travaillez toujours avec des lunettes de protection contre les éclaboussures et des gants de sécurité, dans un endroit ventilé, avec des récipients en plastique ou en acier inoxydable —jamais en aluminium— et gardez le produit hors de portée des enfants. Vous trouverez le reste de la gamme dans les produits chimiques et les alcalis forts.
Pourquoi l’acheter chez Gran Velada
- Bidon de 1 kg homologué pour un usage domestique et la vente au grand public, fermé hermétiquement.
- Des perles, plus pratiques et moins volatiles à manipuler que les paillettes, pour un rendement identique.
- À côté, tout le reste de la recette : huiles, moules, colorants, parfums et l’équipement de protection.
- Des recettes gratuites déjà calculées, avec les quantités exactes de chaque ingrédient.
Questions fréquentes
Peut-on faire du savon sans soude caustique ?
Du vrai savon, non : sans alcali il n’y a pas de saponification. Ce que vous pouvez faire sans manipuler de soude, c’est partir d’une base de glycérine déjà saponifiée, qu’il suffit de fondre, de colorer et de parfumer.
Soude en perles ou en paillettes ?
Les usages et le rendement sont les mêmes. Les perles produisent moins de poussière lorsqu’on les verse : elles sont donc plus pratiques et un peu plus sûres à manipuler.
Verse-t-on la soude dans l’eau ou l’eau sur la soude ?
Toujours la soude sur l’eau, lentement et en remuant. Dans l’autre sens, la réaction est violente et peut projeter de la solution caustique.
Reste-t-il de la soude dans le savon fini ?
Si la formule est bien calculée et que la cure est respectée, non : toute la soude réagit avec la graisse. D’où l’intérêt de suivre des recettes éprouvées et de vérifier le pH avant d’utiliser le savon.
Peut-on faire du savon avec de l’huile usagée ?
Oui, et c’est l’un des usages les plus gratifiants. Filtrez-la bien au préalable pour retirer les résidus de friture, et gardez à l’esprit que l’huile d’olive ou de tournesol usagée demande nettement moins de soude que celle de coco : partez toujours d’une recette calculée pour cette huile.
La soude caustique convient-elle à toutes les canalisations ?
Elle fonctionne bien sur les évacuations domestiques en PVC et en grès, qui sont les plus courantes. Mais elle est corrosive pour l’aluminium, l’étain et le zinc : si votre installation est faite de l’un de ces métaux, ne l’utilisez pas. Et ne la mélangez jamais à un autre déboucheur déjà présent dans l’évacuation.
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